- Le bon à tirer (BAT) est l’épreuve finale d’un document, que le client valide avant l’impression.
- En le validant, le client confirme les textes, les images, les dimensions et la mise en page.
- Une erreur présente sur un BAT validé est, en principe, à la charge de celui qui l’a validé.
- Chaque correction donne une nouvelle version ; seule la version validée part en production.
Qu’est-ce qu’un bon à tirer ?
Le bon à tirer, abrégé en BAT, est le document que l’on soumet au client juste avant l’impression, et l’accord que celui-ci donne dessus. « Tirer » est le mot de l’imprimerie pour imprimer : écrire « bon à tirer », c’est dire « vous pouvez imprimer ». On parle aussi de bon pour accord, d’épreuve ou, en anglais, de proof.
Le BAT concerne tout ce qui s’imprime ou se fabrique à partir d’un fichier : flyers, affiches, brochures, catalogues, cartes de visite, packagings, étiquettes, enseignes et signalétique, PLV, textiles, objets publicitaires. Le principe est le même pour un site ou une vidéo, mais le terme reste attaché à l’impression, parce qu’une erreur imprimée coûte une réimpression.
À quoi sert un BAT ?
- Éviter les erreurs : une faute dans un numéro de téléphone, un prix ou une date est bien moins chère à corriger avant le tirage qu’après.
- Fixer ce qui a été commandé : le BAT validé devient la référence du travail attendu. On compare l’imprimé au BAT, pas à un souvenir de réunion.
- Répartir les responsabilités : le client répond du contenu qu’il a validé, l’imprimeur de la conformité de l’impression au BAT. Le détail est expliqué dans le guide valeur juridique du BAT.
- Déclencher la production : la date de validation du BAT sert souvent de point de départ au délai de livraison.
Qui prépare le BAT, qui le valide ?
Le BAT est préparé par celui qui réalise le fichier : l’agence de communication, le graphiste ou le studio. Il est validé par le client, celui qui commande le document et en connaît le contenu. Quand le fichier passe ensuite chez l’imprimeur, celui-ci peut à son tour envoyer un BAT de fabrication, après ses contrôles techniques (on parle de preflight) et l’imposition des pages.
Dans une entreprise, plusieurs personnes doivent parfois donner leur accord : le service marketing, la direction, le service juridique pour des mentions réglementaires. Il est utile de savoir à l’avance si un seul accord suffit ou s’il faut celui de chacun.
Les différents types de BAT
| Type | Ce que c’est | Pour quoi faire |
|---|---|---|
| BAT numérique (PDF) | Le fichier final, consulté à l’écran. | Valider les textes, la mise en page et les dimensions. C’est aujourd’hui le cas le plus courant. |
| Épreuve couleur contractuelle | Tirage sur une imprimante étalonnée, avec une gamme de contrôle (par exemple selon la norme ISO 12647-7). | Valider les couleurs quand elles sont critiques : produits, chartes, packagings. |
| BAT machine | Feuille imprimée sur la presse, au moment du calage, parfois en présence du client. | Valider le rendu réel sur le papier choisi, pour les travaux exigeants. |
| Maquette en blanc, prototype | Objet fabriqué sans impression ou avec une impression simple. | Valider le format, le pliage, la découpe et les finitions d’un packaging ou d’un objet. |
Un écran n’affiche pas les couleurs comme une presse : il fonctionne en RVB, l’impression en CMJN. Un BAT numérique ne permet donc pas de valider une couleur au sens strict. C’est pourquoi il porte en général la mention « Les couleurs affichées à l’écran ne sont pas contractuelles ».
Que doit contenir un BAT ?
- Le document dans sa version finale, à ses dimensions réelles, avec ses fonds perdus et, si besoin, ses traits de coupe.
- L’identification du projet : nom du client, intitulé du document, numéro de version, date.
- Les caractéristiques techniques utiles : format fini, nombre de pages, papier, finitions, quantité.
- Les points que le client confirme : orthographe et textes, dimensions, couleurs, mentions obligatoires.
- La décision : « Bon à tirer », « Bon à tirer après corrections » ou « À corriger, nouveau BAT ».
- Le nom de la personne qui valide, la date et sa signature ou une preuve équivalente.
Que vérifier avant de valider ?
Les erreurs les plus fréquentes sont dans le contenu : coordonnées, prix, dates, noms propres, mentions légales. Viennent ensuite les problèmes techniques : texte trop près du bord, images en basse résolution, couleurs en RVB, fond perdu absent. Nous avons réuni tous ces points dans une checklist de vérification du BAT.
Comment se passe la validation ?
Le client a trois réponses possibles :
- Bon à tirer : le document est imprimé tel quel.
- Bon à tirer après corrections : de petites corrections, précisément décrites, seront faites sans nouveau BAT. À réserver aux corrections sans risque, comme une virgule ou une coquille isolée.
- À corriger : le fichier est modifié et un nouveau BAT, une nouvelle version, est envoyé.
Longtemps, le client imprimait le BAT, le signait et le renvoyait scanné. Aujourd’hui, la validation se fait le plus souvent par e-mail ou en ligne. Un simple « OK pour moi » par e-mail vaut accord, mais il est souvent difficile de savoir à quelle version il se rapporte. Un logiciel de BAT en ligne comme Validami enregistre la version exacte, l’empreinte des fichiers, l’identité et la date de la validation. Le guide BAT par e-mail ou logiciel compare les méthodes.
Bonnes pratiques pour un BAT sans allers-retours
- Envoyez un BAT complet, jamais une partie du document « pour avoir un premier avis ».
- Demandez des remarques regroupées, posées à l’endroit exact du document, plutôt qu’une suite d’e-mails.
- Numérotez chaque version et ne gardez qu’une seule version en circulation.
- Indiquez une date limite de réponse, liée à la date de livraison.
- Rappelez ce que le BAT engage : le client valide le contenu, pas seulement l’allure générale.
- Conservez le BAT validé avec la commande, au moins jusqu’à la livraison et au paiement.
Faire valider un BAT en ligne avec Validami
Validami est un logiciel de BAT créé et hébergé en France. Vous déposez le PDF, votre client reçoit un lien, confirme son e-mail par un code, place ses remarques sur les pages et valide une version précise, y compris depuis son téléphone. Un certificat de validation, avec la version, l’empreinte SHA-256 des fichiers, la date, l’heure et l’adresse IP, est envoyé aux deux parties. La formule Découverte est gratuite. Voir les tarifs.
Questions fréquentes
Que veut dire BAT ?
BAT est l’abréviation de « bon à tirer ». Le terme vient de l’imprimerie : « tirer » signifie imprimer. Le client écrit ou coche « bon à tirer » pour autoriser l’impression du document tel qu’il le voit.
Le BAT est-il obligatoire ?
Aucune loi n’impose un BAT, mais c’est un usage constant des métiers de l’impression. La plupart des imprimeurs le prévoient dans leurs conditions générales de vente et ne lancent aucune production sans BAT validé.
Combien de BAT faut-il avant la validation ?
Autant que nécessaire : chaque série de corrections donne lieu à une nouvelle version (V1, V2, V3…). En pratique, deux ou trois versions suffisent quand les remarques sont précises et regroupées. Certains devis limitent le nombre de BAT inclus.
Peut-on modifier un document après validation du BAT ?
Oui, mais il faut un nouveau BAT, validé à son tour. Une modification après validation peut décaler le planning et entraîner des frais si la production a déjà commencé.
Quelle différence entre un BAT et une épreuve ?
L’épreuve est le support qui montre le document : un PDF, un tirage numérique, une épreuve couleur certifiée. Le BAT est l’accord donné sur cette épreuve. Dans le langage courant, on appelle souvent BAT l’épreuve elle-même.